Corlier existait déjà à l'époque gauloise et gallo-romaine comme l'atteste la trouvaille faite dans la source se Maussant, au pied de la colline de l'Echaud en 1885 et surtout en 1906 : fragments de poterie, objets en fer et deux cents monnaies. Offrande aux dieux des eaux pour obtenir leurs faveurs. Preuve que la source fut vénérée durant les premiers siècles de notre ère, jusque vers 1380. Etymologie du nom de Corlier : Corleu, Corliero, Corlieu. Au XIIè siècle, la seigneurie de Corlier et son château appartenaient aux seigneurs de Rougemont, vassaux des comtes de Savoie. Ces derniers cèdent leurs droits aux sires de Thoire-Villars qui leur font hommage pour les terres et le château de Corlier en 1304 et le 16 octobre 1375. Les Rougemont possèdent Corlier jusqu'en avril 1350, date à laquelle ils le cèdent à Humbert VII de Toire-Villars. Puis, en 1381, Corlier est inféodé à Pierre de Luyrieux. Ses descendants vont l'aliéner par parcelles au XVè siècle. A partir du XVIème siècle, la vie des populations commence à être mieux connue à travers les actes notariaux. C'est ainsi qu'on apprend qu'après avoir sévi à Oncieu, Aranc et Evosges, la peste atteint Corlier en 1588. Vers le milieu du XVII siècle, la seigneurie de Corlier est divisée entre divers comtes, barons et également les chartreux de Meyriat. A la révolution, la plus grande partie des terres de Corlier appartient aux Montillet de Champdor. Louis Honoré de Montillet ayant émigré, ses biens sont confisqués et vendus aux enchères, comme biens nationaux, en l'An III. Au début du XIXè siècle, Corlier compte 274 habitants et 281 en 1851 malgré l'incendie du 16 mai 1841 qui détruisit douze maisons. Ce sont en majorité des agriculteurs qui pratiquent ployculture et élevage. Artisanat et commerce d'alimentation restent bien vivants jusqu'à la seconde guerre mondiale. Dans la seconde partie du XXè siècle, l'exode rural s'accélère et la population diminue fortement. Actuellement ... |